2 novembre 2014

Et parfois, j'écoute Moustaki et j'y pense...

Je ne suis pas guérie. Pas du tout.
haaaa elle est belle la nana déconne et bien dans ses doc's, bien sûr.
Pourquoi les autres y arrivent ?
Oui, je chouine, encore, toujours. Je crois que je sais faire que ça, du mélodrame.
Je pensais vraiment que ça allait mieux, j'le jure. Je sais pas.

Je suis dans une période bizarre.
Je tente de m'apprivoiser.

Je pensais réellement me connaître à force, 19 ans dans la même peau. Le même visage réfléchis dans les miroirs, les mêmes hontes, les mêmes gaffes.
Et en fait pas du tout.
Je me comprends mieux quand je disait que nous étions tous en perpétuelle évolution.
Comme la terre qui gravite, ça serait catastrophique qu'elle arrête de tourner (et peu probable), c'est bien, nous mûrissons.
Je suis un fruit à moitié pourri, mais encore vert sur certaines parcelles de peau.
Je suis pas entière.
De toute façon, la personne que l'on met sur un piédestal a toujours raison. Et tant que je permet la location de ce piédestal, je m'en sortirais jamais. C'est plus vraiment comme avant, mais y a toujours cette petite faille indélébile. Merde, c'est dur de voir les choses qu'on pensaient linéaires se mettre à se mouvoir. En même temps j'ai pas vraiment envie. Mais à côté, c'est tellement une souffrance.
Un truc qui me broient les tripes constamment, même quand j'y fait pas gaffe.
Serais-je un jour aussi épanouie ? Aussi rayonnante ?
Je bégaie, je perd mes mots, j'ai une motivation proche du 0, j'ai pas de plan, pas de chemin.
Je suis encore une adolescente en pleine dépression, et ça me déprime encore plus.

J'ai tellement peur.

Comment je vais faire moi, pour survivre parmi cette foule ?
Je vais me noyer, je rigole pas.
Un boulot, un avenir, un rythme, un cercle sociale, une identité.
Qui suis-je ?
J'ai l'impression d'être une actrice passive de ma propre vie. Mon existence ne me touche pas. C'est affolant de pas s'affoler. Merde, bouge toi, remue toi, donne toi ces putains de moyens dont tout le monde te parle. Je suis sûr que tu peux être mignonne et attractive, arrêter de te faire honte dés que tu côtoie autrui, choisir une bonne fois pour toute un chemin et renoncer aux autres.
Une bonne fois pour toute.
Je suis tellement effrayé.
Tellement.
Terrifier.
C'est cette notion du temps et de l'existence que j'ai, elle m'horrifie. Avancer sans savoir, à tâtons. Imaginer des scénarios. Chercher à ressentir quelque chose. Où aller ? Comment ?
Et dans 20 ans ? Je serais quoi ? Je serais où ? Je serais qui ?
J'ai pas le temps de me construire, mais je peux pas avancer sans me construire.
J'ai peur de sortir. Misère.
Et l'hiver arrive. Avec cette odeur, mélange de froid et d'humidité.
Maintenant, même l'odeur de l'hiver me fait penser à ça.




Je m'enfonce je m'enfonce.
Encore un automne qui se termine...
Je suis peut être de ces personnes qui seront comme ça toute leur vie...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire