13 novembre 2014

Et parfois, la nuit...

C'est un truc qui viens du fond de mes tripes.
On est toujours deux personnes, celle qu'on montre aux autres et celle qu'on est au fond de soi.
On m'a toujours dit que j'étais forte. j'ai jamais trop su pourquoi.
J'ai vraiment besoin de gerber mes mots ce soir.

Si tu savais.
J'ai un peu perdu le fil de ma pensée.
En tout cas, je sais que j'ai des amis, des gens sur lesquelles je peux compter. Je les aimes. Je retournerais des montagnes pour eux. Et je suis sûr qu'ils feraient de même. Et pourtant, y a ma souffrance qui reste au fond de ma gorge. J'arrive pas à hurler.
Je suis quelqu'un qui essaye en vain d'être hédoniste. En vain parce que même si je vie l'instant présent tel qu'il est, je suis polluée par tout le reste de mon existence.
Je ne sais pas hurler sur mon père. Je ne sais pas trop ouvrir ma gueule. malgré le fait qu'on me juge "meneuse''. (ça non plus, j'ai jamais trop su...)

Mon psy m'a dit un jour '' à vous entendre parler, vous semblez avoir cent ans, mademoiselle". Et aussi étonnant que cela puisse paraître, ça m'a fait un bien fou. Quelqu'un mettait enfin des mots sur toute mon existence. Le décalage perpétuel.
La corde de mon père, celui même qui n'a jamais tenu la route, celui qui me faisait peur, celui qui me semble comme un casi étranger aujourd'hui.
Ce père qui as si bien rempli son travail en essayant de se pendre devant moi.
Je m'en suis tellement bien sortie.
Au lieu d'être misanthrope j'aurais pu être traumatisé, j'aurais pu avoir de gros problèmes psychiques... peut-être que je le suis sans le savoir.
je suis le pilier, celle du milieu, celle qui a morflé, celle du milieu, la spéciale qui gère un peu tout, celle qui fait tout pour trouver sa place et qu'on sois fière d'elle, à tout prix. Je me cachais dans un placard pour jouer à la DS... pour pas que ma mère sois déçu...
J'ai tellement d'exemple.
Chacun a sa sensibilité et sa force, on se prend pas tous les choses de la même manière dans la gueule. Mais je pense qu'il est bon de s'en prendre un peu dans la tronche, parce que quand on arrive à se relever, on est bien plus fort et bien plus apte à vivre.
Je suis pas hédoniste. J'arrive pas.
Je suis comme tout le monde, malgré ma fierté mal placer, même si je sais que c'est pas la bonne solution, j'aimerais avoir quelqu'un sur qui me reposer.
On est pas tout blanc ou tout noir, on finis toujours par faire du mal à un tiers.
On est là pour un temps limité, ça arrive parfois de se faire passer avant les autres, et c'est important, parfois.
Mais même si je sais que c'est pas bon, j'attends un peu.
Je finis très vite par me lasser et continuer mon chemin.
Mais parfois, j'aimerais être border dans les bras de quelqu'un dont je serais complètement dépendante. C'est bon, de se donner entièrement, d'être avec quelqu'un qui sert de pilier dans l'existence.

Si tu savais.
Comme je regrette.
Comme c'est dur la fratrie.
Comme j'essaye de regretter le moins possible, même quand je suis mauvaise et toxique.
Parce que la place du milieu...
l'exemple, la mise à part, la bizarre, la superflue...
Ma sœur condescendante et moralisatrice. mon frère, victime...
Parfois je suis désolé de mon comportement, je reproduit des schémas mauvais qui m'ont fait du mal et que j'aurais voulu à personne.
Personne n'est tout blanc ou tout noir...
Parfois c'est dur, je sais pas trop comment je vais faire pour vivre quand ma mère sera plus là. Le temps m'effraie tellement. ça me réveille la nuit. je sais pas comment survivre. parfois, je préférerais mourir avant, pour pas avoir à connaître cette douleur que j'imagine la nuit...
C'est si dur, tout, le temps, ce système, les groupes...
Je sais pas trop comment je vais m'en sortir et combien de temps. Il faut que j'arrive à m'adapter à mon environnement. Mais j'ai pas assez de temps. J'ai trop de choses à faire, et j'ai pas l'impression de respirer.
J'attends quelqu'un depuis des années. Je suis fière et orgueilleuse et pourtant je me laisse traîner dans la boue... mais que par lui...
J'aime la mélancolie.
Il me manque.
J'ai pas trop envie de vivre.
parce que la mort, c'est une fin ça me fait pas peur, ce qui me fait peur c'est ce qu'il y a au milieu.
j'ai peur de vivre.Tellement peur, ça en deviens phobique. Les gens tout ça....
J’espère vraiment être capable de vivre avec les autres.
j'en ai trop besoin.

On devrait s'aimer plus.

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