On se rend pas compte de la chance qu'on a. C'est pourtant simple.
L'humeur est comme un graphique en mouvement, un électrocardiogramme. L'humeur bouge en même temps que le cœur. Haut. Bas. Haut. Bas. Haut. Bas. Haut. Bas. Haut.
C'est une continuité rassurante.
Je sais toujours pas où je suis, qui je suis, ni ou je vais. Je sais pas si ça va m'apparaître d'un coup, comme ça, demain ou ce soir. C'est inquiétant de voir les jours défiler. Mais bon, on y peux rien.
Ce qui est bon, c'est entendre ma famille gueuler, s'engueuler, se réconcilier, entendre le tintement du rire de ma mère, voir les grimaces de mon frère, me blottir dans des bras chauds.
L'évolution est un symptôme.
On se rend compte qu'on est plus la même des années après, face aux vieilles photos. On se souvient, on se dit "putain, tout ce chemin pour ça, j'avais vraiment cette tronche, ces envies ?".
Et y a le flottement, toujours, ce bien-être et cette chaleur.
Se dire "je suis encore capable du mieux".
Au final, j'ai réussis à avancer, c'est pas spécialement ce que je voulais. C'est pas moins bien ou mieux. C'est juste comme ça.
Se regarder dans le miroir, se trouver jolie, voir même belle. Comprendre pourquoi il est possible de tomber amoureux de moi. Comprendre pourquoi tout cela est bénéfique.
J'ai souffert parfois, je suis tombée souvent, mais je me suis toujours relevée et j'ai avancée, parfois péniblement. Et c'est pas finis. Et c'est formidable, tout ce temps qui n'est pas encore perdu.
J'ai hâte de revoir les gens pour lesquels je me bas, j'ai hâte d'encore partager tellement de choses.
Tout est à voir, à goûter, à connaitre, à rencontrer.
Le goût du chocolat sur ma langue, l'ivresse du blanc, l'excitation. Et enfin ne plus ressentir le besoin, l'attente, la boule au ventre.
Tout ce qui faisait que je ne pouvais que stagner.
Ne plus être dépendante, en un sens.
je sais pas ou je vais, je sais pas ce que je vais devenir. J'ai du temps après tout. Si il me plaît de procrastiner, pourquoi pas. je m'accepte, entièrement. Et de toute façon, j’avancerais. J'ai pas d'autre choix. Je ressemble de plus en plus à celle que je voulais être, mais en mieux, parce que c'est vraiment moi.
Mes poumons respirent difficilement, mon cerveau ne peux plus suivre le mouvement du temps, je suis perdu dans un entre-deux rassurant. Je suis effrayée et épanouie.
J'ai trouver d'autres choses. Je me suis trouver. Un peu. Juste le peu qu'il me faut pour m'apprivoiser.
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