7 février 2014

J'ai les méninges qui chauffes...


Je vais essayé d’être claire et de structuré mes propos (pour une fois).

Être une femme, ça à l’air pénible.
Et ça l’est !
Déjà dans la bible, y avais un truc qui clochais avec la forme de notre entrejambe. Dans n’importe quel texte religieux, la femme est apparemment un poison. Tu comprends (ça te dérange pas que je te tutoie au fait ?), on donne envie. On a des courbes, on est jolies, on fait du bien, alors forcément c’est notre faute. Parce qu’à bien les écouter, le corps des hommes ne peut pas engendrer l’envie de la chair (non non). Dans la grande loterie, on n’a déjà pas beaucoup de chance. Si tu vois le jour et que t’es une fille, tu seras obligé d’avoir mal dans le bas du ventre à en pleurer une fois par mois ; te tortillant, te bourrant de médocs, te sentant sale à cause de l’œuf non fécondé qui s’écoule. Tu auras mal au début, ça te prendra même du temps pour apprécier l’acte. Tu donneras la vie dans la douleur, après 9 mois à voir ton corps se déformer.  Peut être que t’aura même le baby blues après, dépression post accouchement. Tu vieillira plus vite et plus mal que l’autre sexe. Tes rides se forment plus vite, comme la puberté qui arrive en avance. Physiquement, le corps de la femme est un yoyo, vergetures, poids en trop, seins qui tombent, cellulite, ventre élastique. (Bon, je suis sûr que les mecs ont pleins de problèmes aussi, mais je ne peut parler que de ce que je connais hein...) 


Je sais pas ce que les femmes ont en trop ou en moins, mais on a rapidement jugé (qui est « on » ?!) qu’elles étaient inférieur (intellectuellement, physiquement). Bonne à engendrer des gosses et à s’occuper avec des activités « délicates ». La couture, le tricot, le jardinage, la cuisine. Pour ce qui est des droits, y a encore du boulot. Faut pas cracher sur tout, on a de la chance en Europe, c'est relativement bien. Mais on choisis pas on l'on naît et les femmes n’ont pas le droit de voter dans certains pays. Elles n’ont pas le droit de montrer leurs corps, par le droit de parler ni même de penser. Pas le droit de travailler dans certaines branches, voir pas le droit de travailler du tout. A l’école, pas le droit de montrer ses jambes, pour ne pas « donner envie » aux garçons.
Être une femme, même aujourd’hui, c’est contraignant, aberrant, révoltant.
Même si on veut être sur le même pied d’égalité, certaines ont tellement des idées pourries ancrées dans leurs crânes qu’il est difficile de communiquer. (Ensuite, faut rentrer dans le débat sur les genres).


La fille, ça ne sort pas seule la nuit. Et surtout pas en jupe ou en robe. On cache son corps le plus possible. Une fille, ça couche pas le premier soir, ça embrasse pas d’inconnus, ça parle pas fort, ça croise les jambes quand ça s’assoit.
Quand j’en parle comme ça, on dirais que j’étudie un animal et ça me dégoute.
ça me dégoute de parler de cette manière, de devoir décortiquer et analyser alors qu'on est juste des êtres humains avec deux bras, deux jambes et une paire de seins...
Mais les faits sont là : Une fille, ça peut être définie de « facile ». C’est celle qui laisse la place à ses envies et à ses pulsions. C’est celle qui vois que son attirance pour quelqu’un est mutuelle, et qu’elle réfléchis pas. La « fille facile » c’est celle qui se fait plaisir.
C’est celle qui embrasse un inconnu en boîte, celle qui aborde quelqu’un dans la rue, celle qui couche le premier soir, celle qui met une jupe un soir de décembre.
C’est étrange dans ce cas là qu’on ne dise pas « garçon facile » pour désigner celui qui se tape la belle inconnu à la soirée déguisé de Xavier. Pourquoi les hommes peuvent céder à leurs envies quand les nanas doivent se retenir ?
C’est plein de petites choses qui attirent ton oreille. C’est celle qui compte les jours avant d’envoyer un simple texto de peur de passer pour « celle qui a faim », c’est celle qui te fait une réflexion sur la jupe qui t’arrive juste au dessus des genoux, c’est celle qui dit que les haut transparent ça fait prostitué. Ça choque d’autant plus que ça sort de la bouche de celles qui sont bridés, à force d’entendre des choses comme ça, elles finissent par le penser. C’est normal pour elles de devoir se contenir sur tout : leurs tenue, leurs maquillage, leurs comportement. Et justement, c’est complètement anormal.
C'est même pas conscient, pour elles, c'est normal, c'est leurs éducation. Elles ne se sentent pas spécialement enfermé dans quelque chose de dérangeant.
Maintenant, elles sont tellement contraintes par des règles strictes et mentale que tout deviens un casse tête :


Il ne faut pas trop maquiller les yeux et la bouche et surtout, ne pas mettre de rouge à lèvre si tu as maquillé les yeux.
Il ne faut pas de robe trop courte, de peur de faire vulgaire, mais pas trop longue non plus, de peur de faire nonne.
Il ne faut pas prendre de posture « masculine » (genre écarter les jambes quand t’es assises).
Il ne faut pas rire et parler trop fort, il faut être délicate et discrète.
Il ne faut pas rappeler trop vite, le mieux c’est d’attendre qu’il appelle, lui.
Il ne faut pas coucher le premier soir, sinon il va se lasser trop vite et tu vas passer pour une fameuse fille facile.
Quand tu sors avec le mec, il faut attendre quelques mois avant de faire l’amour avec lui.
Il ne faut pas lui parler trop souvent, sinon il va croire qu’elle est « trop à fond ».
Il ne faut pas rentrer seule le soir.
Il ne faut pas sortir en jupe ou en robe.
Il ne faut pas, il ne faut pas, il ne faut pas…

Une artiste Anglaise a illustrer les différents "statuts" des femmes en fonction de la longueur de leurs jupe

J’en connais, des filles qui prennent tout ça au pied de la lettre, qui se fixe des barrières mentales, toutes seules. Elles pensent qu’il faut savoir se « faire désirer » (donc faire la morte jusqu’à ce qu’ils viennent à elle), paraître détaché et non intéressé, faire sensuelle. Jouer complètement un rôle qui n’est pas le sien, mais qui rentre dans le moule  de « l’idéale féminin » de notre société actuelle. Elles essayent de ressembler à ce qu’elle croie être « la bonne personne » alors que c’est tellement plus attirant de jouer cartes sur table. Elles calculent tout, parce qu’il faut être sexy, mais pas vulgaire.
D’ailleurs, je ne comprends pas trop la signification de « vulgaire ». C’est très variable, ça peut être une jupe un poil trop courte ou un maquillage marqué. Voir même un comportement. Vulgaire, c’est parler comme un charretier, ou avoir des attitudes dérangeantes envers autrui. Est ce que la longueur de ma jupe ou la densité de ma couche de fond de teint te dérange-t-il autant ? Les mœurs sont en changement constant, est-il vraiment indécent de montrer ses jambes quand les pubs pour parfum montre des femmes nues ? 


Le pire, c’est que tu peux sentir leurs peurs. Quand tu propose un certain bar, un certain quartier, une certaine heure « Ha mais ça craint trop là bas, j’irais jamais ».
C’est comme si passer le seuil de ta maison, tout risque de te tomber sur la gueule.
Je peux comprendre, parce que même moi je ne suis pas rassuré quand je rentre tard le soir, quand un gars me fixe trop longtemps et avec trop d’insistance, quand je sens une présence derrière moi. Mais c’est ma ville, mon bitume, ma rue, et je n’aurais pas le droit de me balader quand je veux et comme je veux ? Alors que je vie ici, que je paye des impôts, que je fait tourner les boutiques alentours ?


J’entends souvent des « Tu me chauffe », « T’es trop charmante », « T’es trop bonne/baisable », « C’est ta faute si je suis excité ».
Je comprend toutes ces filles, qui préfère se plier aux règles silencieuses qui leurs tracent des frontières sécurisantes.
Je comprend, parce qu’il m’arrive de me lever en pleine nuit pour vérifier les verrous. Parce que passer une certaines heure, je transforme mes clefs en poing américains. Je choisis soigneusement les plus longues et j’en glisse une entre chaque phalange. Ridicule mais stupidement apaisant.


Je ne sais pas si tu imagines comme certains regards peuvent te rendre sale.
Il suffit de marcher 2 mètres derrière moi et d’être attentif. A mon avis, tu sera tellement répugner que tu me demandera comment je fait pour supporter ça tout le temps.
Je ne sais pas, je ne supporte pas, justement. J’esquive. En discutant avec d’autres nanas, j’ai remarqués qu’on développe toutes les mêmes techniques : Enfiler un jogging, regarder le sol, monter le volume de son ipod au maximum pour entendre Janis Joplin plutôt que le mec qui passe à côté de toi, marcher vite, croiser le regard de personne.
C’est désespérant de voir tout les efforts fournis juste pour aller à la libraire. Et sur le chemin, tu passe devant les kiosques, les panneaux de pubs, et c’est toujours la même chose : Une femme au gabarie lambda (ici ça veut dire 1 m 70, 50 kg, cheveux longs, pommettes hautes, forte poitrine, longues jambes, tu connais de toute façon non ?) avec le moins de tissus possible sur elle. Elles ne sont jamais carrément nue (faut pas déconner non plus, ils sont pas fous les gens en com’ !) mais leurs position/regard/tenue suggère toujours une sensualité presque gerbante. Parce qu’elles deviennent les produits à vendre. Le pire, c’est les pubs pour parfum. J’ai en tête « Lady million » de Paco Rabanne, bon là c’est plutôt « Oh là là une femme c’est simple à entretenir : un gros diamant, beaucoup de chaussures et une belle voiture ». C’est pas vraiment la même chose mais ça renvoie à quelque chose d’assez craignos : dans la version pour le parfum pour homme, le mec claque des doigts et la fille perd ses vêtements.

Trouver sur un site d'actu...(avec une faute à "Doigt d'honneur")


Donc en fait, ça rejoins très bien ce que j’essaye de dire : La femme deviens le produit qu’on peut choisir et consommer sans modération.
A lire : Les bouquins (y en a 2 à ce jour) d’Annie Pastor « Les pubs que vous ne verrez plus jamais », on en ris beaucoup, mais si on s’assoit et qu’on y réfléchis, il nous reste plus qu’à pleurer.
Parce que dans le contrat, à la fin, y a l’éternel suite de lignes qui précise que non, on peut pas juste nous prendre et s’en aller. C’est pas normal de violer quelqu’un, que ce soit un homme, une femme ou un hermaphrodite. On peut pas juste se servir. Et toutes ces images, toutes ces pubs, tout ces messages subliminaux (ou pas) qui nous habituent à voir des nanas à poils risque pas d’aider les petites nénettes à sortir sereine dans la rue.
J’aborde pas l’idée du psychopathe, c’est encore autre chose.
Mais l’idée est là : L’idée de « fille facile » ça existe que dans la tête, si seulement on choisis de la faire exister. Et ça marche avec tout : les jupes courtes, les « règles » à suivre avec les mecs… Il faut s’insurger un peu contre tout ces gens qui sont payer pour nous faire complexer sur nos corps, contre ceux qui nous empêches d’évoluer.


C’est beau une fille. Alors pourquoi on pourrais pas montrer à quel point on est belles ?
Je suis sûr que ça serais beau. (On s’entend, je ne parle pas non plus de nudisme hein, un minimum de pudeur, sinon y a plus de mystère).
Mais comme je suis pas féministe et que je suis juste contre le juste :
ça marche aussi pour les mecs.
Essayer de ressembler à un idéal, ça nous intéresse pas. Déjà parce que rêver, c’est bien. Si on avait tout comme on voulait, y aurai plus rien à cultiver. Et c’est justement la différence qui est attirante. Ce qui attire, c’est quelqu’un qui viens par curiosité de votre personne. C’est le « j’ai vue ta tête, tu m’intrigue ». Le but c’est d’avoir envie de se découvrir, s’approcher, hésiter. Tout le reste on s’en fou.
Moi, ceux qui attire mon œil, c’est les grand dégingandé. J’aime bien quand ils sont très fin, qu’ils ont un petit air pommé. J’aime creuser la timidité pour découvrir des choses. J’aime les visages avec de grands yeux, pour mieux regarder, j’aime les longs visages.
Il faut arrêter d’essayer de rentrer dans le moule à tout prix, il faut se donner tel qu’on est. Et l’autre a alors le droit d’accepter ou de refuser.

Mais sur 7 milliards d’êtres humains, y a le choix non ?

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