Je vais bien.
J'aime la sensation de flottement qui me prend occasionnellement.
Après un verre, j'ai toujours la langue qui se délit.
J'ai le cerveau qui deviens mou et qui retient plus rien du tout. Alors je dégueule des kilos de paroles. Je suis toujours prise de ce besoin de chercher les épiphanies. J'aime parler de rien. Le rien de la vie.
J'aime bien sentir la poésie qui prend la place dans mon ventre. D'un coup, j'ai envie de choisir les bons mots, de mettre les plus jolies adjectifs sur chaque petite chose qui m'émerveille. C'est très rare, ce qui rend encore plus précieux ce moment de légère euphorie.
Je me ressasse de vieux souvenir et je m'applique à gommer la haine et le regret
Souvent, j'ai le besoin de remuer des choses, rappeler des gens ou parler de mon passé comme une vieille conne. J'ai besoin de rêver et de m'imaginer divers scénario.
Je rêve de faire du théâtre, je rêve en grand, je rêve de la comédie française.
Je rêve de la fac, du changement, de la sociologie, je rêve de décortiquer les comportements humains. Je rêve de comprendre.
Je rêve de vivre avec le dessin, faire de mon loisir mon gagne pain.
Je rêve d'un mur peins, de conversations murmurés, de confessions sur le bout des lèvres.
C'est comme quand tu te réveille, t'as pas encore émergé, tu rêve encore à moitié mais tu sais que tu va bientôt revenir à ce stade de conscience qui t'angoisse. Mais tu es dans la chaleur réconfortante de tes draps et tu a le temps de te réveiller quand bon te semble.
Je sais pas ce que j'ai.
C'est comme si j'avais passé la journée à me réveiller.
Bonjour.
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